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Ritual for a Metamorphosis, a Syrian fable
at the Comédie Française. 

CHANCE N° 05 – article de Camille Assaf
Entretien avec Virginie Gervaise
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Barbier de Séville

CLASSIQUE NEWS
Sabino Pena Arcia- Juin 2013
…La création de Jean-François Sivadier mérite une avalanche de compliments et encore plus. L’opéra est dès ses origines du théâtre lyrique, et le seul vrai créateur est toujours le metteur en scène. Les chanteurs et instrumentistes sont dans ce sens des artistes-interprètes. La mise en scène de Sivadier paraît contemporaine mais est atemporelle en vérité. Il a certes une conscience de l’histoire, une sincère compréhension du “drame”, un sens aigu et raffiné du théâtre, mais surtout du … génie. Ainsi l’œuvre se déroule dans un univers qui intègre et dépasse l’Espagne du 18e siècle propre à la pièce, la Rome du 19e de sa création et notre ère actuelle. Les beaux costumes de Virginie Gervaise sont dans ce sens surtout contemporains mais en réalité relèvent d’un mélange d’époques…

 

Carmen

DIAPASON
La critique d’Emmanuel Dupuy, le 22 mai.
…Après Butterfly, Wozzeck et Les Noces de Figaro, l’Opéra de Lille offre au metteur en scène Jean-François Sivadier l’occasion d’un nouveau triomphe. Cette fois, c’est au plus inébranlable pilier de notre répertoire qu’il s’affronte : Carmen. Comme toujours, aucune débauche de moyens, le plateau entièrement nu, superbement éclairé pas Philippe Berthomé, ne sera agrémenté, au fil des scènes, que de quelques accessoires : tables, chaises, rideaux, sable, et une grande palissade figurant la façade de la manufacture. D’époque indéterminée – plus proche de la nôtre sans doute que de celle de Mérimée – les costumes de Virginie Gervaise cultivent la même sobriété. Dans ce contexte, toute la force du spectacle découle d’une direction d’acteurs incroyablement vive, inventive et, cependant, d’une absolue fidélité…

 

Misanthrope

WANDER BLOG LEMONDE.FR
Avril 2013
http://wanderer.blog.lemonde.fr/tag/jean-francois-sivadier/
http://wanderer.blog.lemonde.fr/

…De même les costumes très habiles (Virginie Gervaise), à mi chemin entre les costumes XVIIème et des costumes contemporains, suggérant les rubans, les extravagances évoquées par les couleurs flashy(bas d’Oronte), rhingraves suggérées par des pantalons un peu kilts,  et des perruques traditionnelles et monumentales (Cécile Kletschmar) qu’on met et enlève, y compris sur des costumes modernes (même si d’un rouge agressif, comme Philinte) . Seules les femmes restent (un peu) plus traditionnelles, avec quand même des costumes un peu déglingués (Arsinoé), de la couleur du décor (Célimène) ou en rouge  pour Philinte, Acaste -plutôt orange- et Arsinoé (ce semble être une couleur qui fasse signe) quant au noir ou au brun, il est réservé aux autres (Célimène, Alceste, Clitandre). Seule Eliante est en bleu ciel, diaphane….

L’OBS Rue 89 les blogs
J.P.Thibaudat- Janvier 2013
…Plutôt que de nous aventurer plus avant dans l’analyse de la représentation à travers les personnages, parlons-en par le biais des costumes (Virginie Gervaise) et de la scénographie (Daniel Jeanneteau, Christian Tirole et Sivadier). Ils ne disent pas l’époque de Molière, comme c’est souvent le cas, ils ne transportent pas non plus l’action aujourd’hui ou dans une époque donnée, comme certains primates croyant toucher le gros lot. Ils se jouent de tout et jouent avec tout….

 

Trouée dans les nuages

LES INROCKUPTIBLES
Patrick Sourd – mai 2005
…Dans la limpide scénographie de Virginie Gervaise, Airy Routier propose à Cécile Guillemot (Zeng) et Manuel Blanc (Jin) de suivre la piste sensuelle du tai-chi pour transformer en un fascinant ballet ce drame qui s’empare de l’intime pour mieux dénoncer les coupables amnésie de la société chinoise contemporaine.

LE MONDE
Brigitte Salino – mai 2005
…Airy Routier a le bon goût de ne pas insister sur la dimension politique du récit, appuyée dans le roman de Chi Li. Il la rend d’autant plus forte. La subtilité de ton de sa mise en scène emprunte à l’apparente et terrible douceur des passes de tai-chi. Décor blanc, allusif. Gestes blancs, ouatés, précis. Forte présence des corps, qui s’inscrivent sur le plateau comme ceux de danseurs, maîtres de l’espace.
Cécile Guillemot et Manuel Blanc n’essayent pas de jouer « à la chinoise ». Ce sont les mots qui travaillent leur apparence. Lui a de la force, elle possède l’étrangeté. Ils tiennent la distance juste entre le proche et le lointain, la Chine et nous.On les regarde comme on le ferait à travers une cloison translucide. C’est à la fois simple, et troublant…

L’HUMANITE
Aude Brédy – 9 mai 2005
…Époux fantoches, et loin d’eux-mêmes véritablement, Zen et Jin l’étaient déjà en mimant chaque geste du quotidien, sans jamais rien tenir entre les mains, ni fourchette, ni verre, rien. Et leur lit, belle trouvaille, est une paroi verticale – qui sert ailleurs de mur – contre laquelle corps et tête se plaquent. Ainsi «allongés», comment feindre le sommeil de l’esprit?…

 


Madame Butterfly

Resmusica
Aria Florent-fevrier 2005
…Cette parfaite impression de liberté et de sincérité n’aurait sans doute pas eu le même impact sans la volonté de rendre la scène sobre et neutre, s’offrant aux chanteurs tel un immense espace libre. Jean François Sivadier et Virginie Gervaise ont ainsi installé de simples panneaux à caractère japonisant, malléables à souhait, afin de promouvoir un lieu perdu tantôt extérieur ou intérieur, ouvert ou clos, un lieu mystérieux où rien n’est repérable si ce n’est la musique elle-même…

Forumopera.com
Christophe Rizoud-Juin 2015
…L’art d’épingler le papillon..un spectacle à la fraîcheur intacte. D’un plateau nu traité comme une feuille blanche, se déplie tel un origami l’histoire de la geisha japonaise..

AItamusica
David VERDIER- Lille Le 28/05/2015
…Cette Butterfly sent les tréteaux et la joyeuse improvisation, quitte à ne pas s’appesantir sur l’ambiguïté symbolique des supports cruciformes en bambou ; libre alors au spectateur d’y voir la présence menaçante du Dieu américain auquel la naïve héroïne s’est convertie, ou bien l’approche de la mort lorsque la scène se vide et qu’une cohorte de personnages-doubles fait office de séparation visuelle pour empêcher de voir un suicide forcément indécent…L’attention toute particulière aux lumières (merci Philippe Berthomé) et aux costumes (signés, tout comme les décors, par Virginie Gervaise) garantit l’intérêt et la haute tenue du spectacle. On se transporte dans une Asie fantasmée façon Tiepolo ou sobrement moderne, sans qu’on puisse dire pour autant qu’il s’agit d’une relecture radicale du drame de Puccini…

CHEZ ALBERTINE
Blog 28 mai 2015 | Audrey
…Du coup, la mise en scène prend le contre-pied total d’une partition qui en fait parfois un peu trop (avec des extraits de l’hymne national américain, si, si) pour proposer quelque chose de très épuré et de très élégant. Cela passe surtout par une scénographie qui m’a vraiment séduite : des grands mâts amovibles, habillés de grandes voiles bleues et dorées, permettent aux chanteurs eux-mêmes de créer les différents espaces scéniques dans lesquels se passe l’action. Les chanteurs évoluent sur un grand plan incliné qui donne une impression de profondeur et d’espace sur la scène. Et cela suffit pour créer une ambiance orientale sans tomber dans le japonisant kitsch (Madame Butterfly se passe au Japon)…

LE SOIR
FRICHE MICHELE-mars 2004
Jean-François Sivadier signe aussi le décor avec Virginie Gervaise : superbe ! Des mâts avec des voiles, bleu et or, légers, mobiles. Ils structurent le vaste plateau, permettent la fluidité, sont à la fois paysages, parois de la maison, voiles des navires, nuit intime ou… cerisiers que l’on dépouille de leurs « fleurs ». Il suffit d’arracher les voiles et il ne reste que des mâts nus comme des gibets sur une plaine désolée, prélude à la mort de l’héroïne. Tout l’opéra est truffé de ces images fortes, en multiples sens qui naissent par le tournoiement et par la lumière, très subtile, de Philippe Berthomé.

CLASSIQUE NEWS
Sabino Pena Arcia- Juin 2015
Cette première mise en scène de Sivadier présente les germes de son art du théâtre lyrique, dont les jalons manifestes demeurent la progression logique et le raffinement sincère de la méthode qui lui est propre. Ainsi, les beaux décors minimalistes de Virginie Gervaise, comme ses fabuleux costumes, ont une fonction purement théâtrale.

 

La dame de chez Maxim

THEATRORAMA .NET
blog, Bruno Deslot, Mai 2009
…Une planche de bois surélevée et placée en fond de scène, expose les arguments de la fête que donne le général Petypon dans son château de Touraine dont les murs n’existent que par la présence exceptionnelle des comédiens portant des tenues qui incarnent le grotesque de la mode. Des costumes aux couleurs exquises annoncent le mélange des genres, et mêlent les comédiens à une délicieuse aventure dans laquelle l’humour demeure le maître mot….

La Lire.be
Marie Baudet – novembre 2009
…Musique et chants complètent le tableau, foisonnant, bariolé (chapeau aux costumes de Virginie Gervaise), parfaitement réjouissant.

 

Le roi Lear

L’EXRESS
Chapo, Blog,  juillet 2007
…Cordélia fait son apparition en armure et jupe blanche, sous les traits de Norah Krief. Cordélia, c’est la fille préférée. La fille à papa injustement répudiée. Jeanne d’Arc aux pieds nus, elle vient sauver ce roi sans couronne. Mais la voilà qui disparaît aussitôt… C’est qu’on travaille le raccord avec l’acte suivant. Où Norah réapparaît illico dans les habits du Fou, sur lesquels la costumière, Virginie Gervaise, a façonné une grosse bosse pour loger un sexe imaginaire. Elle est mignonne, comme ça, Norah. Une personnalité un peu crâne. Energique, nerveuse, généreuse, à l’image d’une troupe de fidèles où figure aussi Nadia Vonderheyden, comédienne de fort tempérament à qui échoit le rôle du duc de Kent. Car Sivadier mélange les sexes sans timidité et fait jouer Régane, l’autre fille félonne, par Christophe Ratandra …

 

La grande Duchesse

LE COURRIER
Marie-Alix Pleines, Décembre 2011
A l’occasion de la nouvelle production lausannoise de l’opéra-bouffe de Jacques Offenbach, La Grande-Duchesse de Géroldstein, un duo de drôles de dames s’est attelé à la concrétisation d’un univers coloré et rythmé imaginé par Omar Porras. Une production marquée par la fantaisie inépuisable d’un metteur en scène intuitif et éclectique, et susceptible d’illuminer les frimas de fin d’année, dès lundi et jusqu’au 2 janvier à la salle Métropole.
Rencontre à quatre mains avec Amélie Kiritzé-Topor, scénographe, et Virginie Gervaise, costumière, deux «artisanes» ­indispensables à l’élaboration concrète de n’importe quel spectacle, fût-il théâtral ou lyrique.

 

Music-Hall

LE FIGARO
Armelle Héliot 13 janvier 2009
Ce qui compte ici, au travers de cette figure de personnage combattant flanquée de ses deux danseurs-chanteurs, filiformes comme de vrais boys (excellents Eric Guérin et Francis Leplay) dans leurs costumes de bric et de broc un peu défraichis (Virginie Gervaise), c’est que la vie de la fille, c’est l’absolu de la scène. Sa vie de salle miteuse en salle sinistre, escortée de son seul bien, un tabouret de bois, et enveloppée de sa seule richesse, une robe du soir, une robe de star d’un vert délicat, entre l’anis et le Nil, épaules sous une étole de fourrure, sa vie, c’est la vie d’artiste.

Le pariscope
Marie-Céline Nivière 21 janvier 2009
Lambert Wilson fait une belle incursion dans le théâtre de Lagarce. Il a réglé cette partition intime, fragile avec précision et tendresse tant pour le style de l’auteur que pour le sujet de la pièce. La scénographie et les lumières de Françoise Michel vont dans ce sens, tout comme les costumes de Virginie Gervaise. Ils sont superbes pour la fille et kitsch pour les garçons. Eric Guérin et Francis Leplay ont su jouer sur la corde raide du désuet sans jamais tomber dans le ridicule.Et puis, il y a Fanny Ardant, si en haut dans ce métier, si proche des étoiles. Elle se donne tout entière à ce beau personnage, fragile et fort, se régalant de dire la langue de Lagarce. « Lente et désinvolte », elle y est drôle, étonnante, émouvante, admirable.

 

UND

LE FIGARO
Armelle Heliot – mai 2015
Elle est là. Chignon en torsade montant très haut, au-dessus du front dégagé. Pâle. Très pâle. Les mains derrière le dos, enveloppée d’une robe rouge, en drapés savants qui flattent sa silhouette de Tanagra. Immédiatement, on pense à ces minuscules déesses crétoises de l’époque minoenne. La même coiffure en vrille. La plupart du temps ces petites déesses tiennent des serpents dans les mains, bras écartés. Et l’on pense fugitivement que, peut-être, derrière le dos, la déesse cache des serpents.

La Terrasse
Catherine Robert-Juin2015
On assiste à ce spectacle en faisant l’expérience directe de la complémentarité des talents, Habile chef d’orchestre d’une équipe qui réunit les meilleurs de Cécile Kretschmar à Virginie Gervaise pour coiffer et habiller cette douloureuse attente; de Mathieu Lorry-Dupuy à Marie christine Soma pour l’enchâsser précieusement, Jacques Vincey offre avec ce spectacle uune œuvre d’art hypnotique et troublante.

WebThéâtre
Gilles Costaz-Juin2015
Dans un premier temps, l’interprète est dans une robe rouge qui l’allonge et lui donne une forme allongée de femme de la Haute-Egypte. Puis elle perd sa robe, ses cheveux. Ce n’est plus qu’une créature écrasée, dépossédée, abîmée, mais qui conserve la flamme de l’humanité.

 

Rituel pour une métamorphose

Libération
ANNE-FLAVIE GERMAIN-mai 2013
En ayant recours à toute la symbolique du conte, Sulayman Al Bassam esquisse un portrait a priori naïf d’une Damas sous domination ottomane. Pour cela, l’équipe artistique a réalisé un riche travail scénographique autour de la lumière et des décors -sans se laisser aller au faste vide que l’on voit trop souvent dans nos théâtres aujourd’hui-.Un travail minutieux a également été effectué auprès d’un anthropologue du costume spécialiste de la période ottomane.

D. Dumas, théâtres
Danielle Dumas Blog-mai 2013
…Les personnages se débattent dans une société fermée. Les costumes de Virginie Gervaise sont sobres et suggèrent l’Orient où les codes sociaux sont exigeants. Dans la mise en scène de Sulayman Al-Bassan, les comédiens tiennent formidablement plusieurs rôles…

ResPUBLICA
Brigitte Remer-Juin 2013
De nombreux signes, subtils, balisent le spectacle, du début à la fin, renforçant sa pertinence : torches au magnésium qui lancent leurs éclairs et nous projettent dans le passé, de manière récurrente ; cothurnes d’Almâssa-Mou’mina, comme les portaient les femmes dans la tradition du bain turc, les codes vestimentaires marquant les castes(costumes de Virginie Gervaise), et cette cotte de maille finale qui emprisonne Almâssa de manière sculpturale, avec maquillage blanc, comme un signe de mort, etc.

 

L’Incoronazione di Poppea

Classics Today
Robert Levine-Juin 2013
Little by little the players don ancient Roman costumes. We first meet Poppea and Nero in Roman attire as they roll out from under the curtain, held just high enough by the soldiers so they can fit. People who seem extraneous eventually are seen to be characters; props are moved casually and in full view; some of the action takes place in front of the closed curtain. Colors are garish, both for the costumes and the abstract backdrops: the look is “punk”. (Virginie Gervaise is the costumer; Alexandre de Dardel is responsible for the sets.)

OPERA TODAY
Joseph Newsome-Juin 2013
Mr. Sivadier’s production plants L’Incoronazione di Poppea firmly in a world of decadence, aestheticism, casual morals, and recreational sex used as a weapon in political turf wars.  Superbly enhanced by scenic designs by Alexandre de Dardel, lighting by Philippe Berthomé, and gorgeous costumes by Virginie Gervaise..

 


Traviata

Concert Classic.com
Jacques Doucelin- juillet 2011
…Natalie Dessay…sa Violetta est d’abord une femme qui doute et hésite à s’engager dans la sincérité de l’amour. Mais une fois décidé, elle donne tout Violetta-Natalie dansant sur le plateau nu comme un feu follet vêtu de la robe de Piaf sous le casque d’or de la perruque de Marylin… Saluons la direction d’acteurs très fouillée et toujours musicale qu’il déploie dans un décor minimaliste (Alexandre de Dardel) où règnent les fragments de toiles peintes. Costumes d’aujourd’hui signés Virginie Gervaise…